ENSEMBLE POUR UN MONDE JUSTE ET FRATERNEL !

Le Service Catholique Caritas France est un service de l’Eglise catholique qui a pour mission de faire vivre la charité au sein de la société. Il accueille les autres confessions et les spiritualités sans faire de prosélytisme.

L’organisation catholique se soucie de la personne qu’elle accueille dans sa globalité. L’aider à se nourrir, travailler, se loger, se soigner n’est pas suffisant. « L’homme ne vit pas simplement de pain », nous rappellent les Evangiles. Désireuse de répondre aussi aux besoins relationnel et spirituel de chacun, l’association propose des lieux d’espérance où les échanges fraternels, les partages bibliques, les talents révélés, les temps festifs redonnent confiance en soi et envie de vivre.

Les aumôniers présents dans chaque délégation départementale, sont attentifs au développement spirituel de tous : bénévoles, salariés et personnes en difficulté, et à la qualité de leurs relations. Ils veillent en outre à ce que les délégations travaillent en lien étroit avec, entre autres partenaires, les paroisses catholiques, les congrégations religieuses, les services et mouvements d’Eglise.

DIACONIA

Dans son exhortation apostolique « La joie de l’Evangile », le Pape François déclare : « la Joie de l’Evangile est pour tout le peuple, personne ne peut en être exclu. L’Eglise n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile ».

La démarche Diaconia, initiée en 2010 par l’épiscopat français et dans laquelle le Secours Catholique est engagé, rejoint aujourd’hui celle de François.

Cette démarche invite les catholiques à « servir la fraternité » en ouvrant les portes de leurs paroisses, mouvements et services aux plus démunis. Elle les invite à « sortir du bois », de leur relatif confort de chrétien inséré dans une communauté, pour permettre à ces hommes et à ces femmes, souvent privés d’accès à la Bible, à la communion fraternelle, à la prière communautaire, aux sacrements… d’avoir une place à leurs côtés en première ligne.

Diaconia est une démarche fondamentale bâtie sur les talents et les richesses humaines et spirituelles des fragiles, des humiliés, des exclus. Ceux-ci, réunis en « un seul corps » avec les autres chrétiens dans les églises, groupes d’étude de la Parole et communautés diverses, partagent leur foi, leur espérance, mais aussi leurs souffrances, leurs projets et leurs engagements.

Enquête protection sociale

Connaître le Secours Catholique aujourd'hui ...

Le Secours catholique tord le cou aux préjugés sur la pauvreté

Le Secours catholique a publié son rapport 2017 sur l’état de la pauvreté en France, en partenariat avec le Crédit coopératif. L'association déconstruit des lieux communs sur les pauvres.

Forte de son expérience sur le terrain, auprès de 1,5 million de personnes, dont 700 000 enfants, le Secours catholique aide à mieux cerner la pauvreté en France. Celle-ci concerne les personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 015 euros par mois (seuil à 60 % du revenu médian). Pour rédiger son dernier rapport, ainsi qu’un dossier intitulé  « Pauvreté : les préjugés face à la réalité », l’association a travaillé avec le sociologue Serge Paugam, connu pour avoir élaboré le concept de « disqualification sociale ». L’étude rapporte les cas de 85 000 situations distinctes.

Les enfants très touchés

« Les enfants sont désormais majoritaires dans nos accueils », souligne le secrétaire général du Secours catholique, Bernard Thibaud. Il signale une « précarisation croissante des familles ». La majorité de ces enfants (55%) vivent au sein de familles monoparentales, et 44% d’entre eux sont sous la responsabilité d’un adulte d’origine étrangère. Le rapport relève néanmoins que les enfants vivant avec leurs deux parents n’ont pas non plus été épargnés : en 2016, 24,2% des ménages accueillis étaient des couples avec enfants, soit une augmentation de deux points depuis 2011.

Mais le Secours catholique tord également le cou à trois préjugés — chiffres et témoignages à l’appui —, qui « sont autant de poids chargés sur les épaules » sur les personnes pauvres. Ainsi, le rapport prouve que les pauvres ne sont pas des « fainéants ». D’après le rapport, 62,5% d’entre eux ne sont pas au chômage. Si seulement 17,1% travaillent, c’est parce que 48,1% des pauvres sans activité professionnelle sont retraités, étudiants, à la rue, malades ou handicapés, au foyer ou en congé maternité, ou sans papier et sans droit de travailler. Parmi les 37,5% qui sont au chômage, la grande majorité (trois sur quatre) sont en recherche d’emploi et sans indemnité.

Les pauvres ne sont pas non plus des « profiteurs » selon l’étude du Secours catholique. Ainsi, le taux de non-recours aux droits est particulièrement élevé : 40% de ceux qui ont droit au RSA et 31% de ceux qui ont le droit aux allocations familiales. Ces taux sont particulièrement élevés chez les étrangers (59,5% et 43%). Pour finir, le rapport s’attaque à l’idée que « les pauvres sont des incapables : ils ne savent pas gérer leur argent ». Or, leur revenu médian est de 548 euros, soit trois fois moins que le revenu médian des Français, alors que les prix à la consommation augmentent. Les loyers, l’alimentation — dont les prix ont augmenté de sept points depuis 2010 —, l’eau et l’enlèvement des ordures ménagères sont les quatre premiers postes de dépenses budgétaires.