27. mai, 2013

Ami lecteur !

Ce recueil qui fait suite à 

"Prières sur mes chemins de femme !"

paru à Noël 1985, exprime quelques temps forts de ces 10 dernières années

vécues souvent à l'hôpital... ou alentour !

 

C'est parfois un Cri, un "Appel au secours", mais Toujours une "Rencontre"

avec Celui dont je cherche en permanence la Présence dans ma vie !

 

Je dédie ce recueil à ceux qui souffrent dans leur coeur et dans leur chair,

pour leur dire qu'il y a toujours "Quelqu"un" sur  le chemin de leur vie.

Dans ma Foi, je l'appelle :"Dieu !"

Mais celui qui n'a pas encore cette Foi, peut essayer de Le "Rencontrer"

dans l'Amour de ses Frères !

C'est le meillleur "Sentier d'Evangile"

 
26. mai, 2013

Où es-tu donc mon Roi ?
Montre-moi ton étoile
Elle a soudain l'éclat d'une lampe de feu
Puis tout à coup, s'éloigne et se cache à mes yeux.

Où es-tu donc mon Roi ?
Ta lumière se voile et disparaît au loin
Et pas un seul rayon ne se place en témoin
De ce soleil nouveau que je cherche mon Dieu.

Où es-tu donc mon Roi ?
En route avec les Mages
Je cherche ton image
Je suis venue de loin
Du fond de ma misère et de ma pauvreté
J'ai marché dans la nuit en cherchant la Clarté

Sur un chemin d'abord désert et solitaire
Et puis, venant alors des quatre coins de terre
Les autres m'ont rejoint,
Ils se sont fait aussi pèlerins d'espérance
Avançant dans le noir avec leurs différences

On les dit "étrangers", inconnus, sans amis
Pourtant je reconnais à cette Epiphanie
Ton visage de Roi
Lorsque je les regarde avec un coeur de Frère !

Je les ai rencontrés sur un lit d'hôpital
J'ai entendu le cri qui répétait :"j'ai mal !"
Et c'était toi
Mon Roi !

Ils t'offrent pour encens tout le parfum d'amour
Qui s'élève du lit de leur grande souffrance
Et quand je vois leurs yeux sourire à ta présence
Je reçois dans mon coeur, l'or de ton Espérance
Me voici donc, mon Roi
Les voici avec moi.

Malgré le corps usé, le feu de leur amour
Eclaire le visage
De chacun de ces Mages
Et pour eux désormais, l'étoile a resplendi
"Voici l'Epiphanie ! "


Dimanche 5 janvier 1986

Antoinette Gendron-Pinçon (Mamita)
26. mai, 2013

Relève-toi, Marie !
Tu as beaucoup aimé
Tes péchés te sont pardonnés !

Seigneur !
Son corps livré au mal par le péché détruit
Alors que tu l'avais pour toi-même construit
Pour être temple de l'Esprit
S'est écrasé vaincu par le poids des idoles
Qui l'avaient profané
Pour avoir refusé d'entendre ta Parole !
Et pourtant de ce corps blessé, abandonné
Toi, mon Dieu, dans ton amour
Tu attendais l'humble retour.
Dans ta bonté, dans ta tendresse
Tu lui faisais signe sans cesse
Tandis que lui fermait les yeux
Pour ne servir que les faux-dieux !...
Un jour enfin, il ose faire un pas vers Toi
Il tombe à tes genoux et c'est ton heure à Toi
Et conduit par ta main forte quoiqu'invisible
Ce corps va se lancer sur la route "impossible"
C'est maintenant mon Dieu
Que tes oeuvres sont belles !
Car ce temple détruit
Ta main le reconstruit
Relevant chaque pierre
Et tu jettes l'oubli sur les années rebelles.
Depuis lors, chaque instant, chaque heure
Et chaque jour
Utilisant ses larmes pour mouiller la terre
De ton amour
Tu as su rebâtir ce temple à l'abandon
Avec le ciment du pardon
Pour en faire à nouveau ta maison !
Désormais nous n'aurons plus assez de saisons
Pour chanter tes bienfaits, pour glorifier ton Nom
Toi qui fais du pécheur méprisé, misérable
Un être purifié, inondé de ta grâce.
Renouvelé en Toi, d'annoncer sur la place
Cette bonne nouvelle
"Tout homme qui te cherche, entendra ta Voix
Et trouvera enfin par un chemin de Croix
La route illuminée de la vie éternelle !"
Relève-toi, Marie, tu as beaucoup aimé
Et par cet amour là, le monde a proclamé
"Mon Dieu ! Que tes oeuvres sont belles !"
Amen !

Prière du Pardon, Carême 1985

Antoinette Gendron-Pinçon (Mamita)
26. mai, 2013

Seigneur !
A tour de rôle il nous arrive d'être Pierre
Et de vouloir marcher tout seul sans ton appui
Quand bien même la foule renierait ton nom
Point de crainte pour nous, une attitude fière
En nous gonflant d'orgueil, hier comme aujourd'hui
Prétend que nous ne saurions pas être félons...
Mais que vienne la nuit, que souffle l'Aquilon
Nous voici loin de Toi
Nous perdons notre Foi
Et nous nous écroulons

Envahis par la peur et le respect humain
Nous invoquons alors des excuses multiples
Et nous abandonnons la route des disciples
Mais tu veilles, Seigneur, ce jour comme autrefois
Lorsqu'un tendre regard sur Pierre se posa,
Tu passes, tu t'arrêtes, et tu nous tends la main

Et ce regard profond
En nous baignant dans ton Pardon
Provoque en notre coeur, ce bienheureux émoi :
"Celui qui fit, Seigneur, qu'un jour Pierre pleura".


Prière du Pardon, Carême 1985

Antoinette Gendron-Pinçon (Mamita)
26. mai, 2013

Emmène-moi Seigneur sur la montagne sainte
Rejette loin de moi tout sentiment de crainte
Puisque tu es "Chemin" Lumière et Vérité
Enseigne-moi, Seigneur la voie de pauvreté

Chasse au loin mon orgueil et fais-moi ta servante
Qui partage le pain aux être affamés
Et par ce pain d'amour, fais-moi pierre vivante
D'une maison ouverte à tous les "mal-aimés"

conduis mes affections, mes amitiés, mes choix
Et fais-moi découvrir en regardant la Croix
La vie que tu me donnes à travers la souffrance
Pour que je la reçoive avec ton espérance

Effaçant mon angoisse, au-delà de l'épreuve
A travers toute joie, apporte-moi la preuve
Que les petits bonheurs, vécus au jour le jour
Deviennent les tremplins des marches de l'amour.

Amen !

Carême, 24 février,1987

Antoinette Gendron-Pinçon (Mamita)